jeudi 9 mai 2013

Confessionnal

Bien longtemps que je n'ai pas écrit ici. Pourtant il se passe des choses importantes.
Vous vous souvenez peut être qu'il y a un siècle je vous ai parlé de mon agoraphobie et de mes crises d'angoisse qui me gâchaient la vie. A l'époque je m'étais décidée à en parler à mon médecin.
Je lui avais dit, un peu dépitée "Vous allez m'envoyer chez un psy...". Et il m'avait répondu "Oh non, les psys... Je vais m'en occuper moi même". Surprise, soulagement, et appréhension aussi...

Mais il voulait que je commence par prendre des antidépresseurs pour me calmer avant de faire les exercices d'exposition. Et moi, ça ne m'enchantait pas.
Oh j'ai bien essayé une semaine. Mais j'étais plus mal qu'avant. Les effets secondaires...
De l'eau a passé sous les ponts, et quand j'y suis retourné pour une grippe, il m'en a reparlé. Déjà je trouve ça très pro de sa part de s'en soucier. Il m'a convaincu d'en essayer un deuxième... Je l'ai pris 4 jours, et même effet. J'étais complètement shootée. J'ai tout arrêté.
Je me suis bien gardée de lui dire et je n'y suis retournée que des mois après. Là encore, il m'interroge. Et il veut trouver le médicament qui me conviendra. Cette fois là je suis dans un autre état d'esprit. Je suis à bout, je n'arrive pas à m'en sortir seule, j'ai besoin d'aide. J'accepte, et une petite voix me dit que cette fois c'est la bonne.
Je surmonte les nausées des trois premiers jours, et ensuite plus de problèmes. Alors jouons le jeu jusqu'au bout.
Au bout d'un mois je me sens déjà nettement plus détendue pour sortir et me confronter à mes peurs (la foule, les lieux fermés, etc...).
Vient le moment de reprendre rendez vous pour faire le point. Il me conseille sur ce que je dois essayer, sur la façon de couper court aux idées parasites qui me hantent quand je sors.

Depuis janvier, je le vois tous les mois. Et à chaque fois je suis sidérée par ce toubib! Chaque consultation dure environ trois quarts d'heure! Vous imaginez ça? Qu'il y ait quelqu'un qui attende derrière moi ou pas, il me consacre son temps et toute son attention. Franchement, je n'ai jamais vu ça avant! J'ai trouvé la perle rare! (Sans compter qu'il a la voix d'Arthur H, j'adore!)
Encore cette semaine, je suis passée vers 18h40, j'en suis ressortie à 19h30!! Hallucinant!

Là, on en est à essayer de trouver, si possible, le source profonde de mes angoisses. Autant dire que c'est assez douloureux. On aborde les relations affectives... Et je vide mon sac. Ce père qui n'a jamais fait preuve de tendresse, qui ne m'a jamais prise dans ses bras, que j'ai haïs de toutes mes forces... J'avais une boule au ventre, et encore aujourd'hui je suis chamboulée. Tout ça remue beaucoup de choses au fond de moi, mais pouvoir parler à quelqu'un qui m'écoute, me comprend, et me donne des clés pour m'en sortir, c'est juste ce qu'il me fallait.
Petit à petit une relation de totale confiance s'installe. Je crois qu'il commence à en savoir plus sur moi que n'importe qui...
Et si je voulais en parler, c'est parce que je n'en reviens toujours pas qu'un médecin comme lui puisse exister! Avant lui j'en avais un qui voyait 5 à 6 patients de l'heure. Lui en fait deux, grand maximum. Il est attentif et passionné par son métier. Et pour s'occuper  d'un cas comme moi, il a dû sacrément aimer la psycho pendant ses études!

Je vais mieux, je sors plus qu'avant, j'ai des envies, je suis inspirée... Je me retrouve presque comme avant. Même s'il reste beaucoup de chemin.
Il y a des jours où c'est difficile, cette introspection. Se dévoiler, se mettre à nu, c'est prendre un risque. C'est dur. Mais j'ai fait tellement de progrès que là, je ne veux plus gâcher encore des années avec cette foutue maladie. Je vais lui faire la peau. C'est bien parti en tout cas. Et ça, grâce à un homme formidable.


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dimanche 9 décembre 2012

Le blues de l'hiver

Il est là...
J'ai froid.
La nuit tombe vite.
Noël approche.
Noël n'a plus aucun intérêt pour moi. La famille est disloquée.
Mon père s'en fout. Il ne m'a jamais montré qu'il m'aimait. Il ne me demande jamais de nouvelles. Il sait juste se plaindre, parler de ses problèmes à lui. Mais il est incapable de me parler de moi.
Au fond, je me force à aller le voir une fois par semaine pour lui faire plaisir, mais j'en ressort toujours un peu plus blessée... Et j'espace de plus en plus les visites... Et il m'en veut à chaque fois un peu plus.

Ma mère était la personne la plus aimante du monde. Je n'ai jamais compris ce qu'ils faisaient ensemble...

J'ai envie d'un tatouage. Deux, en fait. J'hésite trop. Je me demande si je regretterais.
Graver sur ma peau... Pour que ce soit indélébile...
Moi qui suis si changeante, qui me laisse si souvent porter par le courant... Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
Je veux un étoile à 4 branches sur le pied. Pour me montrer qu'il y a toujours plusieurs directions...
Et aussi le prénom de ma mère sur l'omoplate. Enfin, son diminutif. En tout petit, avec une jolie écriture. Parce qu'elle est toujours avec moi.

Envie de reprendre le sport. Pff... Pas envie de me bouger.
Cocooning sous la couette.
Manger du chocolat.

Envie de changer de vie, de changer d'air.

Je déteste les dimanches soirs.


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mardi 20 novembre 2012

I'm a fool to love you

Visite de routine chez le dentiste.
Normalement c'était au bout de 6 mois mais je n'ai attendu que quatre mois.
Impatiente... Heureuse de le voir.

Quand on est "en amour" on a tendance à interpréter les choses d'une certaine façon. Je suis consciente que la plupart du temps on amplifie... Du coup j'ai perçu tout un tas de signes dans ses paroles... Du grand n'importe quoi. Extrait:

Quand vient mon tour, Dalida susurre "Besame mucho" à la radio. Ambiance...
Bonsoir, grand sourire et poignée de main franche. Je n'ai qu'une envie, c'est l'attraper par le col et me coller contre lui. Mais soyons raisonnable.
Lumière tamisée. Dehors il fait déjà noir.

J'ai envie de parler, de faire durer ce moment le plus possible. Lui aussi apparemment. Il aurait pu m'expédier en 10 minutes et rentrer chez lui. Mais non. Une demi heure rien que pour moi. (Et pourtant je n'ai rien!)

Au moment de payer, je cherche longuement ma carte vitale dans mon bazar sac.
"Prenez votre temps" qu'il me dit. ("Ah bon, il n'a pas envie que je m'en aille?")
Effectivement je ne suis pas pressée de partir... Je suis bien.
Je commence à discuter de mon boulot, je ne me rappelle même plus si j'ai signé mon chèque...

Puis bla bla bla pendant près d'un quart d'heure. Je trouve des sujets de conversation pour une fois!

Et quand il me dit "Revenez me voir régulièrement", je crois défaillir. Pourtant, tous les dentistes disent ça, petite tête de linotte!
Oh que oui, si tu veux je reviens la semaine prochaine!
"Dans 6 mois ça ira?" que je lui dis.
Bon sang mais je vais en crever d'attendre 6 mois!! Il me manque déjà. Mais pourquoi j'ai répondu ça?
Je crois que je vais lui faire le même coup et me pointer aux premières lueurs du printemps. Il n'y verra que du feu.

Je suis tellement timide que j'en deviens complètement nulle!

Je ne vois absolument pas ce qu'un homme comme lui pourrait trouver à une fille comme moi.
Mais laissez moi rêver.


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dimanche 14 octobre 2012

Hier j'ai donné, et je ne donnerai plus

J'écris sur le coup de la colère, ok...
Mais j'en ai ras le bol du manque de politesse!
Et surtout venant des vieux!

Rhaa... Je n'emploie jamais ce mot d'habitude... Je le déteste, ce mot!
J'ai toujours été pour le respect des personnages âgées, parce qu'ils ont un point commun: ils ont tous eu notre âge!
Je dirais même que je les aime... Rien ne m'attendrit plus qu'un petite mamie qui va faire ses courses à pieds.
Respect...

Sauf que quand ils sont cons, ils sont très cons!!


Hier, deux retraités faisaient la quête pour le secours populaire devant mon supermarché.
Ils demandaient des produits d'hygiène.
Je sais ce que c'est de ne pas avoir un rond, alors maintenant, à chaque fois que je peux, je donne quelque chose. Même si je ne suis pas riche.

Donc, je fais mes courses, et je fais un détour dans le rayon pour acheter un shampoing.
Ce n'est peut être pas grand chose, je me dis, mais si tout le monde faisait pareil...

Je passe en caisse, je sors, et me voilà devant le couple de bénévoles.
Je sors mon shampoing du sac et leur tends.

La vieille dame le prend froidement et va le ranger dans une poche.
Pas un seul regard dans ma direction. Pas un sourire. Et surtout, surtout: pas un merci.
Que dalle! Comme si je n'étais pas là! Transparente! A se demander si elle m'a réellement vue...
J'étais tellement surprise que je suis partie, sans un mot, bêtement.
Puis la colère s'est mise à monter.

J'ai eu très envie de faire demi tour, et de lui demander si on lui avait appris la politesse!
De lui dire qu'avec un comportement comme ça, la prochaine je lui ferais un bras d'honneur!
Bref ça m'a bien énervé!

Je sais, ce qui compte ce sont les bénéficiaires de ces produits... Je sais, je ne devrais pas m'emporter pour si peu.
Mais merde! J'attendais au moins un "merci", c'est le strict minimum!
Et là, j'ai bien les boules!
Je regrette que ce soit des gens comme eux qui représente le secours populaire. Parce qu'il n'y a rien de tel pour me couper l'envie de donner!

C'est fini! Je ne me ferai plus avoir!
Je ne donnerai plus!
Non, n'insistez pas!

J'ai dit non!

Bon, enfin...

Avec un sourire...

Peut être...

Et merde!




A+!
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mercredi 29 août 2012

Les journalistes sont devenus des vautours

Il y a quelques jours, un incendie ravageait 400 hectares dans les Bouches-du-Rhône.
On apprenait qu'un jeune de quatorze ans était suspecté.
Le lendemain il avait avoué. Toute la journée aux infos, j'ai entendu qu'il était le fils adoptif du maire.
Là, ça m'a quand même agacée.
Pourquoi faut-il préciser "adoptif"? En quoi ce détail est-il important dans l'affaire qui nous occupe?
C'est son fils, point. Est-ce que ajouter "adoptif" sous entendrait quelque chose?? Et si oui, quoi?

Et aller voir le maire, caméra au poing, pour lui demander "est-ce un double drame pour vous?"
L'homme a regardé le journaliste et a lâché: "Qu'est ce que vous en pensez?"
Si j'avais été le journaliste en question, je me serais senti minable.



Ce ne sont plus des infos, ça devient un journal à grand spectacle, pleins de titres racoleurs et d'intrigues tarabiscotées.

Je n'ai jamais aimé les infos, mais quand je les regarde, j'attends qu'on me donne les faits, pas qu'on me raconte les derniers potins du voisinage.
Pourtant il me semble, de plus en plus, que les journalistes n'ont plus d'éthique, aucun respect pour l'être humain, aucune dignité.

C'est comme quand quelqu'un est suspect et qu'ils le trainent dans la boue, qu'ils en font des tonnes sous prétexte que c'est au conditionnel, et que deux jours après on apprend que le type en question est totalement hors de cause... Là ils rectifient vite fait mais changent aussi très vite de sujet. Et la réputation du gars est foutue...
Moi je dis quand on ne sait rien on ferme sa gueule.

Alors aujourd'hui, j'ai juste envie de dire: je suis écœurée.
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lundi 20 août 2012

Ceux qui nous ont quittés nous habitent

(Pour tous ceux qui souffrent de la perte d'un être cher)



Ce que je vais vous raconter, je ne l'ai raconté à personne. Pas même à l'homme. J'ai peur qu'il ne comprenne pas.
Et puis c'est une expérience tellement personnelle...
On a vite fait de taxer de "fous" ceux qui se vantent d'avoir eu de telles expériences...
Je ne voulais pas qu'on me traite de folle.
Parce que tout au fond de moi, je sais que ce que j'ai vécu n'était pas insignifiant.

Je vais essayer de replacer les choses dans leur contexte.

6 mai 2010: Je suis dans les vignes. Dans ma parcelle. Un corbeau est posé sur un piquet, au milieu d'un rang. J'aime les corbeaux... Peut être parce qu'ils ont mauvaise réputation... Peut être parce que les amérindiens les respectaient... Peut être pour leur symbolisme: un pont entre notre monde et l'au delà... Bref, pour pleins de raisons, c'est un animal que je n'ai jamais craint.
Contrairement aux autres, celui là ne semble pas pressé de s'envoler. Il reste là, me regardant du coin de l'oeil, pendant plus d'un quart d'heure (chose rare). J'ai souvent l'appareil photo dans la voiture, alors je commence à shooter. Sous toutes les coutures.
Une fois mes nombreux clichés terminés, l'oiseau reste encore un long moment, avant de se décider à partir.
A la maison, je transfère les photos sur mon ordi, je les range dans un dossier "oiseaux", et je les oublie.

11 mai 2010: Je suis sur la même parcelle, en train de travailler, quand le téléphone sonne. Je lâche mon outil. Je sais ce que c'est...
C'est mon père, et ce n'est pas une bonne nouvelle. Ma mère n'a pas survécu à sa deuxième opération du coeur. Après avoir raccroché, je rejoins difficilement le bout du rang, et je m'écroule. Je reste là, par terre, secouée de soubresauts, le visage rougi par les larmes, tandis qu'une pluie légère commence à tomber.
Combien de temps... Je ne sais plus. J'aurais aimé que quelqu'un me trouve là, me ramasse, mais il n'y avait personne aux alentours.
Je rentre chez moi. L'homme n'est pas encore là. Du coin de l'oeil, je m'aperçois en arrivant dans le salon que la box internet clignote orange, me signifiant une panne. J'ai bien d'autres chats à fouetter, évidemment, je m'en occuperais plus tard.
Les larmes succèdent aux larmes...
Ma mère était la seule personne sur Terre qui me comprenait sans paroles. Et j'ai toujours dit que je ne pourrais pas vivre sans elle.

Trois jours passent.
J'ai envie (besoin) de me changer les idées. Je décide d'appeler le service client internet pour régler le problème. Quelques manipulations et en 5 minutes tout est réglé.
Bien.
Mais il y a quelque chose de bizarre.
Quelque chose que je n'ai jamais pu expliquer, et qui restera mystérieux pour toujours...

A partir de ce jour, à chaque fois que j'allumais mon ordinateur, à ma grande surprise, une photo apparaissait.
Pas n'importe où... A un endroit où je n'aurais jamais imaginé que cela fut possible.
Elle s'affichait sur l'écran noir, avant le démarrage de windows!... Un truc de fou. J'allumais, je voyais les ribambelles de chiffres défiler, comme d'hab', puis écran noir, la photo restait environ 5 secondes, et ensuite le panneau "Bienvenue" de windows xp...
Mais comment était elle arrivée là?
J'ai demandé à des pros comment on pouvait faire afficher une photo avant le démarrage de windows, et je n'ai jamais eu de réponse...


Et ce n'était pas n'importe quelle photo... Un image riche de sens. La voilà:


Je crois beaucoup aux signes. Celui là était trop énorme.
J'ai tellement pleuré. J'ai remercié ma mère pour ce clin d'oeil qui voulait dire "Je suis toujours là".
Oui, c'est la seule explication que j'ai pu trouver.

Je n'ai jamais compris comment cette photo avait pu décider, sans que je fasse quoi que ce soit, d'atterrir là. Et pas juste une fois... Elle est apparu tous les jours, pendant des mois et des mois... (en fait jusqu'à que l'ordi plante et que je sois obligée de tout réinstaller...)
Chaque jour je guettais son apparition, en pensant "Merci maman, j'espère que tu es bien là où tu es..."

Quelle meilleure image pouvait elle choisir, sachant que je me suis toujours intéressée au symbolisme des animaux?
En Inde, le corbeau est considéré comme un messager de la mort. Au Japon, il symbolise l'amour familial, mais il est aussi le messager divin. Pour de nombreux peuples il est un prophète et un messager. Et il fait le lien entre notre monde et l'autre monde.

Ma raison a longtemps cherché une explication (et elle cherche encore). Mais mon coeur, lui, a saisi instantanément le message. Et cela l'a aidé à panser les blessures.


Il m'a fallu plus d'un an avant de relever la tête. Un jour ça va mieux. Mais on sait bien que la cicatrice n'est jamais totalement refermée.
Il m'arrive encore de pleurer. Comme là, en revivant ces moments.
Mais ce qui m'a aidé, c'est cette conviction que l'esprit ne meurt jamais. J'en suis sûre, au plus profond de mon être.
Je n'ai, pour le moment, jamais ressenti l'envie d'aller sur la tombe de ma mère, car pour moi, dès le début, j'ai considéré qu'elle était "partie".




Moins d'un an plus tard, le jour de mon anniversaire, je me suis levée, me suis installée devant mon bol de chicorée, et j'ai éclatée en sanglots. C'était mon premier anniversaire sans elle.
L'homme a tenté de me consoler. Et puis d'un seul coup, il a eu un geste brusque. Il a attrapé au vol quelque chose qui allait tomber tout droit dans mon bol. Il a ouvert sa main:
C'était une minuscule plume blanche...
Je me suis mise à pleurer de plus belle, mais cette fois avec un grand sourire.

Que faisait elle là, dans la cuisine fermée, cette plume???...

A+


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dimanche 5 août 2012

Sexe vs J.O.

C'était l'autre soir.

Mon homme et moi, on prenait le frais dans le jardin.
J'étais allongée sur mon transat. Lui, lisait son journal dans son coin.

Il faisait bon. Une brise légère venait caresser mes jambes.
Un doux silence régnait.

Lascive, je cherchais la position idéale sur mon coussin trop fin pour être vraiment confortable.
Un vrai lit eût été plus agréable...

Qu'à cela ne tienne. D'un orteil, je viens titiller le genou de l'homme. Je cherche le moyen de lui faire baisser... son journal. Je laisse mon pied espiègle farfouiller entre les pages.

L'homme finit par lever les yeux et me fixe d'un sourire entendu. Le journal tombe. Il saisit ma cheville.
De mes pieds agiles, je lui chatouille le ventre.

"Si on allait au lit? J'ai un peu frais..." Échanges de regards, air mutin.
Je me lève d'un bond et me dirige à l’intérieur, suivi de près par l'homme.

Ma robe tombe sur le carrelage. Je m'étends sur le lit pendant que l'homme finit de fermer la maison.
Je l'attends, fébrile... quand le bruit de ses pas s'interrompt...

Je tends l'oreille.

.....
.....
.....
???

"Deux secondes, je regarde s'il y a des nouvelles médailles aux J.O.!"


Non, il a quand même pas allumé la télé, là???

.....
.....

Si.


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